Ant Group, Lufax, Fast, Trump et Biden font l’actualité de la semaine

Cette semaine s’annonçait festive pour la fintech mondiale … mais 💥

🇨🇳🦸‍♂️🏆Cette semaine s’annonçait festive pour la fintech mondiale avec l’introduction en bourse du chinois Ant Group déguisé en super héros des applications financières technologiques. Sa valorisation était attendue à 315 milliards de dollars. On la voyait même doubler pour dépasser la capitalisation boursière combinée de JPMorgan, Morgan Stanley, Citigroup et Goldman Sachs ! Rien que ça ! Mais à quelques heures d’une cotation historique, les autorités chinoises renvoyaient Jack Ma auprès de ses investisseurs pour s’excuser d’une introduction en bourse qui ne se ferait pas. L’histoire ne raconte pas encore si l’ogre chinois au milliard d’utilisateurs et aux 18.000 milliards $ annuels de transactions de paiement se remettra rapidement de ce repas arrêté en plein festin. En dévoilant au grand jour son modèle d’affaires de nouvelle intermédiation bancaire, Ant Group n’a pas réussi à convaincre ses autorités qu’elle était une BigTech drapée dans les habits mal taillés d’un banquier.  Inquiet par ce nouveau géant de l’industrie du crédit caché derrière un rideau de technologie , la Chine a frappé très fort pour renvoyer les projets de la fourmi aux calendes grecques.

Et c’est au final une autre fintech chinoise qui aura eu l’intelligence d’aller voir ailleurs si son introduction en bourse pouvait se faire avec succès.

🇺🇸💵🥂Comme un pied de nez aux tensions géopolitiques américano-chinoises, voilà la fintech Lufax heureuse de boucler en pleine élection américaine une première semaine de cotation sur le Nasdaq. La plateforme engagée en Chine dans deux activités majeures que sont la distribution de prêts et la gestion de patrimoine a réagi cette semaine au renforcement de la réglementation chinoise sur les microcrédits via Internet. La société qui a su depuis 2017 s’éloigner de ce type de business a annoncé que ces nouvelles règles n’auraient aucune incidence importante sur les activités commerciales. Son action clôture cette semaine au-delà de son prix d’introduction. 

Avec Fast, jamais une fintech n’aura aussi bien porté son nom au point de se demander si les investisseurs ne sont pas devenus complétement fous 🤪.

🏄‍♀️💰🇺🇸La startup californienne créée en mars 2019 pour révolutionner le paiement en un clic du commerce en ligne serait sur le point de voir sa valorisation passer de 180 millions à 1 milliard de dollars.  L’augmentation si soudaine et puissante de cette valorisation interpelle et pose question. Sa solution est-elle à ce point si prometteuse ou miraculeuse qu’elle chasserait d’un revers de main les solutions concurrentes des Apple, Google, Paypal et autres géants du e-commerce ? En tous les cas et c’est la startup qui le dit elle-même, cette prochaine levée de fonds est une réelle opportunité que nous allons saisir même si nous n’en avons pas vraiment besoin. Du coup on dira désormais fastement bien joué 😏  !

Trump ou Biden quelle différence cela fait pour les fintech ?

Et comme nous sommes à l’heure américaine cette semaine, le média Business Insider s’est posé la question de l’impact que le prochain président et son administration pourraient bien avoir sur l’industrie des fintech. Alors que la réglementation financière s’est assouplie sous l’administration Trump et que les visas de travail ont été limités, Biden serait prêt à ouvrir davantage ses frontières aux travailleurs qualifiés, à renforcer le cadre réglementaire et à s’engager dans une politique favorable à plus d’inclusion financière. Avec Biden, les fintech américaines parient donc sur l’open banking et la réduction de la pénurie des talents technologiques. 

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